Le matériel utilisable est très large, cependant quelques contraintes s'imposent, sans lesquelles votre talent de chasseur risque d'être mis en échec par les limitations de votre équipement
.
Le coût du matériel peut varier dans une gamme très large, cependant l'on trouve du matériel de très bonne qualité en occasion chez de bons revendeurs qui vous conseilleront efficacement.

LE BOITIER

Un boitier reflex à objectif interchangeable est quasiment indispensable, et l'on veillera à quelques points essentiels :

- Une visée de bonne qualité en basse lumière
- Une bonne ergonomie générale des réglages
- Une construction robuste, notamment au niveau de la baionnette porte-objectifs
- Une prise de déclenchement electrique si l'on veut faire du piègeage


L'autofocus n'est pas strictement indispensable, mais c'est un grand confort, même si, dans la pratique, l'on est souvent conduit à le débrayer.
La mesure de la lumière TTL doit pouvoir de faire en multizones ou en spot, afin de pouvoir traiter des situations de lumière complexes comme les contre-jours.

LES OBJECTIFS

Pour simplifier, disons que pour la plupart des espèces, les focales utilisables vont de 300 à 600 mm, sauf pour le piègeage qui se contente de focales plus courtes (80/200 mm).
Le prix des téléobjectifs varie de facon exponentielle en fonction de leur luminosité : un 300 mm ouvrant à 2,8 peut valoir plus de 10000 €, le même ouvrant à 5,6 vaudra moins de 300 € !


LES FILMS

Argentique ou numérique ?


Il faut bien se poser la question à une époque où le numérique haut de gamme atteint des niveaux de qualité très proches de l'argentique.
Pour ma part, j'ai opté pour le numérique, mais il faut bien reconnaitre que le prix d'un Nikon D n'est pas à la portée de toutes les bourses, même si le marché de l'occasion se développe grâce à la progression rapide de la technologie.

Le numérique est d'un grand confort pour le chasseur photographe :

- changement de la sensibilité du "film"en cours de séance si nécessaire
- vision immediate du résultat sur l'écran du boitier
- Forte capacité des mémoires actuelles permettant des séances de plusieurs centaines de vues sans rechargement
- Développement immédiat des prises de vues, sans intervention d'un labo, dès le retour de la chasse, sans gaspillage de film
- Facilité de traitement des images pour les recadrer, ou en améliorer la chromatique
- Facilité de classement, de stockage et de transmission des images.
- Coût de l'image quasi-nul, ce qui permet de "mitrailler" sans considération de prix.

Cependant, outre la question du prix, la qualité est encore, à ce jour, inférieure à un bon film argentique, et le marché professionnel des images de nature exige encore des diapos. Cela va sans doute rapidement changer, et dans moins de dix ans, le numérique sera sans doute la norme.

En argentique, vous préfererez les films diapositives, qui ont maintenant des sensibilités qui conviennent à la chasse photo (100 à 800 ).
Sur les marques, chacun a ses petites manies, en fonction du rendu des couleurs de la marque.
La préférence des chasseurs photographes semble aller vers la gamme Fuji Velvia.

 

 

LES SUPPORTS

Avec les longues focales, la prise de vues à main levée relève de la performance car l'on est généralement obligé de travailler à basse vitesse dans des conditions de lumière réduite. Il est donc indispensable d'être assisté par un support permettant de conserver l'immobilité de l'appareil au moment du déclenchement.


Le plus sûr est le trépied qui permet , même avec des focales supérieures à 400 mm de descendre la vitesse très bas (1/30 ° de seconde).
Il s'impose bien sûr à l'affût ou pour le piègeage, mais est bien encombrant et lourd pour de longues marches ou pour une approche.
Dans ces derniers cas, on utilisera le monopode, plus léger et maniable, qui permet , avec un peu d'habitude et de concentration, de pratiquer des vitesses égales à la moitié de la focale (1/200° pour un 400 mm)
Pour les animaux en mouvement, certains photographes utilisent la crosse, qui permet de suivre le mouvement comme avec un fusil.
Cet accessoire demande une réelle habitude, et nécessite de travailler avec des vitesses d'obturation élevées.

 


AUTRES ACCESSOIRES

Parmi les accessoires très utiles, le flash sera utilisé en nombreuses circonstances, soit pour "déboucher" les ombres en plein jour, soit pour éclairer les scènes nocturnes.
L'utilisation du flash est un art par lui-même qui nécessite une parfaite maîtrise technique


Le matériel du chasseur photographe